"

Quelle sera la ville de demain ?

Tendance urbaine

Le sujet revient régulièrement sur vos smartphones, dans la presse ou les JT, il est de plus en plus question de nos villes. Les citoyens les veulent plus écologiques, plus technologiques, plus accessibles, plus citoyennes car ils en sont les usagers ; les collectivités travaillent à les rendre conformes aux différentes lois et règlements ; les architectes y souhaitent toujours plus de créativité... et le promoteur ?

Au carrefour de ces envies, de ces constats et de ces impératifs, la promotion immobilière doit repenser l’objet de son métier comme le contexte qui voit naître ses projets, en se posant la question :

Quelle sera la ville de demain ?

Du consommateur à l’usager, du « logement au chez soi »

UN ACHAT PAS COMME LES AUTRES

Acheter un logement, ce n’est pas acheter un produit standard ou basique, il est souvent aquis en résidence principale pour longtemps et ces deux raisons entrainent avec elles des réflexions légitimes pour le futur occupant. « Puis-je aménager facilement mon futur bien ? Pourrai-je le personnaliser selon mes goûts ? ». Les industriels de la construction ont d’ailleurs pressenti ce besoin en proposant des gammes de produits plus étoffées année après année.

UN LOGEMENT QUI ÉVOLUE AVEC SON TEMPS

Le BIM Management, les pratiques parfois industrielles dans la construction, la conception des ouvrages anticipent des besoins qui sont en concordance avec leur temps.

En premier lieu, les acquéreurs souhaitent plus d’agilité dans leur logement et cette agilité doit aller de pair avec la gestion à distance du logement, la communication et le changement d’usage de certaines pièces.

Rien d’étonnant donc à voir s’installer des objets connectés (du thermostat aux volets roulants), les réseaux sociaux résidentiels ou de quartier pour la proximité, et enfin la modularité avec, par exemple, le remplacement du dressing par une salle de bain. L’autre défi pour la ville de demain est de créer un réseau de logements qui puisse interagir à l’échelle d’un quartier.

La Smart City permet la mise en relation des usagers/habitants à des niveaux intercalaires différents (Copropriété, rue, quartier...).

UN PEU PLUS QU’UNE HABITATION

La ville de demain rompt enfin avec la ville d’hier en ce sens que les lieux ne possèdent plus une seule destination ou usage. Les résidences s’animeront avec plusieurs expériences partagées : potagers, co-working, associations, bibliothèques partagées...

Une ville pensée par et pour les territoires

Pour chaque territoire, quelle sera SA ville de demain ?

Les territoires métropolitains ou ruraux possèdent des villes dont les populations, les économies, les géographies sont si différentes que chacune porte une solution.

LA QUESTION PRIMORDIALE DU FONCIER

Un choix de raison pour les grandes villes

Face à la pénurie de foncier qui s’annonce, les grandes villes doivent reconquérir les centres urbains. En recyclant des lieux autrefois destinés aux industries ou zones commerciales pour garantir la production de logements. Ces zones industrielles ou commerciales souvent bien desservies en transports peuvent être valorisées tant en architecture que dans l’environnement et constituer une plus-value pour la Ville et ses usagers ou habitants.

Le potentiel des villes petites et moyennes

Longtemps importantes dans le maillage du territoire, les petites et moyennes villes ont perdu progressivement les industries, infrastructures et populations. La métropolisation et son afflux toujours plus important de population ne sont pourtant pas une fatalité. Les petites et moyennes villes disposent de deux atouts : le prix bas des fonciers disponibles qui permettent des créations de logements à des prix abordables et les possibilités toujours plus grandes de la digitalisation.

A ces conditions, les petites et moyennes villes possèdent un potentiel qui les feront figurer comme une alternative préservant le confort de vie de ses habitants.

Vers de nouveaux territoires

Hors des villes existantes, point de salut ? La question mérite d’être posée tant le développement urbain et les plans d’urbanisme ont laissé la ville s’étendre de manière tentaculaire au risque de ne plus être cohérente. Pourtant, les terrains sans spécificité écologique remarquable et positionnés à proximité de voies de communication sont autant de possibles nouveaux territoires.

L’intérêt est alors de créer des villes nouvelles tournées vers plus de constructions responsables et écologiques où les prix du foncier seront maîtrisés et permettront de loger leurs habitants à des prix raisonnables.

LA STABILITÉ AU SERVICE DU LOGEMENT

Si où construire constitue la première des préoccupations pour la ville de demain, il est important de créer les conditions de stabilité inhérentes à l’acte de construire.

Un coût constructif en corrélation avec l’évolution normative

Depuis quelques années, l’évolution normative se porte au-devant des pratiques de construction, qu’elle compte changer, pour apporter une meilleure qualité aux ouvrages. Hélas, force est de constater que les vœux pieux des rédacteurs de ces évolutions se heurtent à la réalité de la construction.

D’abord en termes de prix, les entrepreneurs n’ayant pas de recul au sujet des nouvelles normes, il est courant de voir les logements se renchérir à l’occasion d’une évolution normative (citons pour exemple la réglementation thermique).

Ensuite, un décalage est à noter sur les pratiques ; trop peu d’entreprises et d’artisans sont prêts à mettre en œuvre une évolution normative à l’instant de son application. La ville de demain ne peut pas se faire contre les acteurs en charge de leur construction : plus de stabilité sur les mises en œuvre des évolutions aurait pour effet une meilleure maîtrise des coûts constructifs et donc des prix de vente.