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Entretien avec Arkane

de son vrai nomArnaud DE JESUS GONCALVES.

Entretien avec Arkane

Comment la passion pour le graffiti t’est-elle venue ?

ARKANE : J'ai commencé à dessiner à l'âge de 4 ans. Puis j'ai découvert le graffiti sur les murs de ma ville et dans les kiosques à journaux. Ce déluge de couleurs sur les murs (voir exemples ci-contre) m'a donné le vertige et j'ai commencé à pratiquer dans un parking. Je n'ai jamais cessé de peindre, de mon atelier aux murs des villes. C'est ce parcours à mi-chemin entre académisme et art de rue qui m'a permis de trouver mes influences dans des secteurs très différents.

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée et l’envie de réaliser des œuvres géantes sur des murs ?

ARKANE : Je pense qu'il y a une grande part d'ego qui entre en jeu. Un carnet de croquis, c'est ton intimité, et peu de personnes rentreront dedans. Les murs d'une ville sont dans l'espace public et sont par conséquent une vitrine bien plus exposée ; c'est donc un délire assez paradoxal d'aller peindre quelque chose de très intime et personnel sur des façades monumentales. Ce qui est intéressant, ce sont les réactions et les interactions que génère ce genre de projet. La rencontre avec les gens, le dialogue, la part de mystère aussi. C'est pour moi l'opportunité d'amener l'art dans la rue, aux yeux de tous ; et ainsi de stimuler la curiosité et l'esprit critique de chacun. Dans un monde où notre regard est constamment sollicité par des publicités et des grandes enseignes, je pense que l'artiste d'aujourd'hui a tout à fait sa place et est même indispensable pour ne pas trop déshumaniser notre quotidien.

Et si tu nous parlais de ta collaboration avec Roxim ?

ARKANE : J’ai rencontré Fabien, responsable programme, qui m’a parlé du projet Domaine du Parc. Je me suis identifié assez rapidement au rapport entre la nature, les matières. Les mots-clés m’ont séduit dès le début. Cette fresque est une accumulation de magnolias associés à des graminées, avec une ouverture qui rappelle la Chapelle. L’idée est de faciliter, d'accompagner la transition entre l’architecture et la nature. J’ai volontairement désaturé les couleurs : on retrouve donc un camaïeu de couleurs très doux pour une dimension plus intemporelle. J’ai maintenant hâte de le faire en vrai, depuis le temps que nous avons bossé sur ce projet !

Pour lire notre dernier magazine Lifestyle #4 : ICI

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