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taux d'interêt au plus bas

Les taux du crédit immobilier au plus bas de leur histoire

Bonne nouvelle

le taux des prêts n'a jamais été aussi bas !

Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux du crédit immobilier aux particuliers atteignent 1,29 % en moyenne au mois de mai. Un record absolu qui enfonce le précédent plancher historique de 1,33 %, atteint en novembre 2016.

Un record absolu

Au plus bas de leur histoire, les taux de crédit restent aussi, pour le douzième mois consécutif, inférieurs à celui de l'inflation. En termes réels, les taux de crédit se trouvent momentanément en territoire négatif. Autrement dit,  les ménages gagnent de l'argent en s'endettant ! « Une telle situation est sans précédent depuis la Libération », note l'Observatoire dans un communiqué avant de rappeler : « si déjà au début des années cinquante, puis en 1958 ou en 1974, les taux d'intérêt étaient inférieurs à l'inflation, ce n'était pas en raison de leur faiblesse, mais parce que les prix augmentaient alors de plus de 10 % par an ».

Le coût d'une opération immobilière financée par le crédit reste cependant élevé car la  hausse des prix continue , en tout cas en ville, et les revenus des ménages n'augmentent que très modestement. Selon les données de Crédit Logement, ils ont progressé de 0,5 % au cours des cinq premiers mois de 2019, en glissement annuel. Cela ne décourage pas pour autant les ménages qui continuent de s'endetter. Preuve en est : en mars, en février comme en janvier, les encours de crédit immobilier ont progressé de 6 % environ, chaque mois. Le seuil symbolique des 1.000 milliards d'euros d'encours de crédit a ainsi été franchi en début d'année.

Rendu possible par la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), ce contexte de taux très faibles est renforcé par la concurrence que se mènent entre elles les banques pour prêter bon marché. Et ainsi compenser la baisse de leurs marges par des volumes de prêts plus importants.

Des prêts de plus en plus longs

Cette concurrence amène aussi les banques à se montrer plus souples : « pour pallier la hausse des prix, les banques acceptent de prêter sur des durées plus longues et à des emprunteurs dont l'apport personnel est plus faible. En moyenne, à taux équivalent, les emprunteurs s'endettent un an de plus qu'en 2016 », note Sandrine Allonier, responsable des relations banque chez Vousfinancer.com. Selon Crédit Logement, la durée moyenne des prêts s'est allongée de 29 mois depuis début 2014. « Jamais par le passé la durée des prêts n'avait été aussi élevée », rappelle l'Observatoire. Selon le courtier, grâce à ce phénomène, les primo-accédants peuvent désormais emprunter 25.000 euros de plus, en moyenne, à revenus et apport équivalents, qu'en 2016.

Pour les ménages, cette ère du crédit bon marché n'est pas prête de s'achever. Mise à l'épreuve par le ralentissement de l'inflation en Europe, la BCE pourrait se décider à relancer son programme massif d'achat de titres (QE). Une telle mesure freinerait mécaniquement toute remontée des taux de crédit. C'est « le seul outil approprié pour combattre les pressions déflationnistes », estimait récemment  Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet dans « Les Echos ». L'institution francfortoise qui se réunit ce jeudi est très attendue sur ce sujet.

 

Par SHARON WAJSBROT - Publié le 04/06 à 11h49

Pour LesEchos

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